La SCPI Primopierre réduit le prix de souscription de ses parts de 8,73%

La SCPI Primopierre a annoncé une baisse de 8,73% du prix de souscription de ses parts, désormais fixé à 115 €. Cette décision fait suite à une baisse de 15,1% des valeurs d'expertise sur l'année 2024.

La SCPI Primopierre, spécialisée dans l'immobilier de bureaux, a récemment ajusté le prix de souscription de ses parts, le ramenant à 115 €, soit une diminution de 8,73%. Cette révision intervient dans un contexte de crise immobilière prolongée, marquée par une baisse significative des valeurs d'expertise, notamment sur les actifs de bureaux. En effet, les nouvelles valeurs d'expertise au 31 décembre 2024 montrent une baisse de 3,9% sur le second semestre 2024 et de 15,1% sur l'ensemble de l'année. Cette tendance à la baisse est attribuée à la suroffre de bureaux par rapport à la demande, exacerbée par le développement du télétravail et les incertitudes économiques persistantes.

Les chiffres clés de ce trimestre révèlent également une cession notable d'un actif situé à Villeurbanne pour un montant de 15,9 millions d'euros. Cette vente s'inscrit dans le cadre du plan d'arbitrage de la SCPI, visant à réduire l'endettement et à financer des travaux en cours. Par ailleurs, la distribution brute par part pour l'année 2024 s'établit à 6,38 €, en baisse par rapport aux prévisions initiales de 7,20 €. Le taux de distribution pour 2024 ressort à 3,54%, avec une part de revenus non récurrents de 12,89%. Le taux d'occupation financier (TOF) de la SCPI est de 85,7%, reflétant une vacance locative notable.

Pour les investisseurs, cette baisse du prix de souscription pourrait représenter une opportunité d'entrée à un coût réduit, bien que les perspectives de stabilisation des valeurs restent incertaines. La SCPI Primopierre prévoit de se recentrer sur les actifs les plus porteurs à long terme, avec une politique de travaux sélective et la cession des actifs obsolètes. Toutefois, cette stratégie de transition pourrait entraîner des revenus inférieurs à ceux des années précédentes. Les investisseurs doivent donc rester vigilants quant à l'évolution du marché de l'immobilier de bureaux et aux impacts potentiels sur leurs rendements futurs.